Alors je sais, cela fait deux interviews de suite... Mais je n'ai pas joué du week-end et je n'ai pas encore fixé d'objectifs ou de challenge pour rédiger le post réclamé par Mrik59 (d'ailleurs si vous avez des suggestions)... Il me faut encore également rédiger une anecdote pour le buveur de jaune... Mais tout cela arrive.
Voici donc les questions-réponses avec Davidi. Je vous rappelle la cible : grand public débutant et le format : court.
« Le plus important au poker, ce ne sont pas les cartes, c’est ce que vous en faites ». Davidi Kitai, joueur professionnel de la team Winamax et champion du monde WSOP 2008 l’a bien compris. Apprentis bluffeurs, suivez le guide :
Qu’est ce qu’un bluff ? C’est faire croire à notre adversaire que nous possédons un jeu meilleur que le sien. Le bluff est une arme redoutable mais à manier avec précaution. Il en existe de plusieurs sortes, la mise de continuation par exemple. Personnellement, j'aime bien bluffer les turn dans les configurations où mon adversaire aura peur de ma mise à la rivière.
Quels sont les ingrédients nécessaires à la réussite d’un bluff ? Tout est important : le profil de nos adversaires, les tapis effectifs, le moment du tournoi et surtout notre image à table. Ensuite, il faut que l’histoire que nous racontons soit crédible.
Est-il indispensable de savoir bluffer pour gagner au poker ? Une chose est sure : il vaut mieux ne pas bluffer plutôt que mal bluffer ! Hélas si vous ne bluffez jamais, vous devenez lisible et vous ne pourrez pas optimiser vos bons jeux. Néanmoins, il est bon de se créer une image de joueur qui ne bluffe pas avant d’en profiter aux moments opportuns !
Faut-il bluffer tous les coups dans une partie ? Les très gros bluffs, quand on a rien en main mais qu’on mise tous nos jetons à la rivière sont très rares. Un ou deux par tournoi en général. La raison est simple : lorsqu’un joueur paie au turn, c’est rarement pour abandonner à la rivière.
Quel a été votre bluff le plus marquant ? Lors d’une épreuve des WSOP2008, nous ne sommes plus que 20 joueurs sur 900 au départ, je reçois AK au bouton. Je sur-relance un joueur prudent qui me paie. Sur Le flop 922, il paie ma mise de continuation. Je sais alors qu’il a une paire en main. Je décide de continuer mon bluff sur le 3 du turn et sur le 5 de la rivière en misant moins de la moitié du pot. Mon adversaire réfléchit longtemps et passe sa paire de dix. J’avais décidé de jouer ce coup comme si j’avais AA. Je m’étais convaincu moi-même ! Mon bluff a été crédible et m'a permis une semaine après avoir gagné mon titre d'atteindre une deuxième table finale dans un des tournois les plus relevés de Las Vegas !
Au fait, n'hésitez pas à me remettre dans votre blog liste :)
Bon là tu t'es pas foulé :p
RépondreSupprimerA L'époque si ! Pas si simple d'interviewer un pro sur un thème si commun et en seulement 1500 signes. Mais je reconnais que hier, le coller a été plus simple :))
RépondreSupprimerBon j'ai été un peu mauvaise langue. C'est peut être pas si facile. Disons que je n'en sais fichtre rien ne m'étant jamais essayé à l'exercice.
RépondreSupprimerJe te laisse le bénéfice du doute :)
Court et concis, mais tout à fait vrai. Cela dit pour moi, est-il indispensable de bluffer ? Oui, sauf si on est un gros chattard ^^
RépondreSupprimer+ facile de bluffer quand on possède une image reconnue, sponso... etc... ça fait une différence quand même !
RépondreSupprimerCourt et bref, j'aime lire ce genre d'interview qui va directement à l'essentiel :)
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